Réussir l’examen professionnel

Je te donne deux clés en or pour comprendre comment réussir l’examen professionnel.

Tu sais que préparer et réussir l’examen professionnel d’huissier de justice, ce n’est pas du gâteau. Si tu ne comptes plus les heures passées sur le sujet, tu es sur la bonne voie ! Voici les deux clés en or :

1. La préparation de l’examen professionnel d’huissier de justice

 

C’est Louis Pasteur qui disait que « Le hasard ne favorise que les esprits préparés. »

Ok, tu révises avec les sujets étudiés à l’école, ceux étudiés avec les représentants de la Chambre Nationale, c’est top ! Mais n’oublie pas que le programme est un peu plus large, et tu peux consulter ici le contenu des attentes du jury (lien direct sur le site de la CNHJ). Tu vas pouvoir reprendre quelques cours de fac mais attention, il y a peut-être des chapitres qui ne sont plus à jour des réformes donc vérifie-les ! N’oublie pas également de consulter ici les sujets tombés à chaque session. Il y avait une page officielle de la Chambre Nationale qui les listait. Depuis la refonte du site, cette page semble avoir disparu. Je dispose de quelques sujets grâce à une excellente élève huissier qui réussira elle aussi son examen professionnelle parce qu’elle s’est préparée intelligemment aux épreuves. Qu’elle soit vivement remerciée pour son super état d’esprit ! Commente sous cet article si tu souhaites que j’ajoute un lien vers ce fichier.

Signale-moi en commentaire les sujets dont tu as connaissance depuis octobre 2016, je t’en serai reconnaissante !

 

examen huissier

Photo Kinga Cichewicz

2. La chance dans l’examen professionnel (comme dans tous concours) ?

Ce qu’on te dit de l’examen professionnel d’huissier de justice

Pardon, la chance ? Scandaleux comme réponse ! J’ai envie de vous renvoyer à la citation ci-dessus… Sérieusement, je pense qu’il y a une part de chance aussi dans les sujets sur lesquels tu tombes par exemple. Tu peux avoir très bien préparé, si le sujet ne te dit rien, tu t’en sortiras difficilement. Donc si tu devais échouer la première fois par exemple, sache que tout le monde dans le milieu est bien conscient que la réussite de cet examen est aussi liée à une part de chance. 

Sache aussi qu’en pratique, aucun client ne demande à un huissier de justice : « Au bout de combien de fois avez-vous eu votre examen ? » Le créancier s’en fiche complètement. Ce qu’il veut, c’est que tu mettes en oeuvre les meilleures techniques pour recouvrer sa créance.  

La réalité prouvée scientifiquement : le terrible syndrome de l’imposteur

Comme le sujet me tient à cœur, je te partage cet extrait d’un livre que j’ai lu cet été, Lean In (En avant toutes en français) dont l’auteur n’est autre que Sheryl Sandberg, numéro 2 de Facebook. Elle parle d’un versant terrible chez nous, les femmes, et chez certains hommes. Est-ce que tu te reconnais dans ses propos ?

« Le penchant des personnes de talent à se laisser miner par le doute porte un nom : le syndrome de l’imposteur. Les hommes comme les femmes sont susceptibles d’en pâtir, encore qu’à un degré plus aigu pour celles-ci, ce qui tend d’ailleurs à les handicaper. Tina Fey, auteur et actrice au succès fou, a elle-même admis en souffrir. Elle a ainsi expliqué à un journal britannique : « Ce qu’il y a de formidable, dans le syndrome de l’imposteur, c’est qu’on oscille entre un narcissisme hypertrophié et la conviction que : « Je ne vaux rien, au fond ! Bon sang, les autres vont s’en apercevoir ! Je ne vaux rien ! » Quand approche la vague de narcissisme, il faut en profiter pour surfer dessus et, quand l’impression de ne rien valoir refait surface, il ne reste plus qu’à enfouir la tête dans le sable. Plus sérieusement, je viens de m’apercevoir que le monde entier grouille d’imposteurs, alors je m’efforce de ne pas me laisser miner. »

Chez les femmes, le sentiment d’imposture est symptomatique d’un problème plus grave. Nous n’arrêtons pas de nous sous-estimer. Une pléthore d’études dans une multitude de secteurs ont prouvé que les femmes jugent souvent leurs performances plus mauvaises qu’en réalité, alors que les hommes tombent dans le travers inverse.

Parmi un panel d’étudiants en chirurgie priés d’évaluer leurs performances, les femmes se sont attribué des scores moins bons que les hommes, alors qu’elles obtenaient de meilleurs résultats. Sur plusieurs milliers de candidats potentiels à un mandat électoral, les hommes étaient à 60% plus enclins à s’estimer « tout à fait qualifiés » pour entrer dans la course aux urnes, alors qu’objectivement, ils n’avaient pas plus de raison de l’être que les femmes. Une étude portant sur près d’un millier d’étudiants en droit de Harvard a montré que les femmes jugeaient moindres que les hommes leurs aptitudes utiles à la pratique du droit, dans quelque domaine que ce soit. Pis encore : lorsque les femmes s’autoévaluent devant des tiers ou dans un domaine typiquement masculin, elles se sous-estiment encore plus. 

Demandez à un homme d’expliquer sa réussite : il en attribuera le mérite à ses qualités et compétences. Posez la même question à une femme : elle invoquera des facteurs externes, soulignant qu’elle s’en est bien tirée parce qu’elle a « travaillé très dur », qu’elle a « eu de la chance » ou « bénéficié d’une aide extérieure ». Les hommes ne réagissent pas non plus comme les femmes quand il s’agit de justifier un échec. Un homme l’expliquera plus volontiers par le fait qu’il n’a « pas assez travaillé » ou que « la matière ne l’intéressait pas ». Une femme qui échoue, en revanche, a plus tendance à se considérer comme une incapable.

Quand un homme et une femme essuient tous deux une critique, l’assurance et l’estime de soi de la femme chutent plus dramatiquement. Comme l’intériorisation de l’échec et l’insécurité qu’elle génère font obstacle à la réussite à l’avenir, le phénomène entraîne de graves conséquences à long terme. »

L’auteur se réfère à de nombreuses études scientifiques dans ces paragraphes, que je ne cite pas ici par souci d’efficacité, mais je t’invite fortement à lire ce livre et les nombreuses notes et références ! Ces quelques lignes tempèrent mon propos, je l’ai fait exprès parce que ma vision de l’examen pro n’est peut-être pas la même que celle d’un homme. C’est ce que j’ai réalisé en lisant Sheryl Sandberg. Je suis une femme. J’ai déjà pu avoir ce genre de pensées. Ne sous-estime pas ta valeur, et n’écoute absolument pas ceux qui pourraient te dire que tu n’es pas prête ou que tu ne vaux rien. ILS ONT TORT et projettent sur toi l’image qu’ils ont d’eux-mêmes !

Partage cet article avec une collègue de ta promo pour vous motiver mutuellement !

 

Pour optimiser tes révisions de l’examen professionnel d’huissier de justice, as-tu vérifié si tu commets ces 5 erreurs qui t’empêchent de réussir ? Clique ici pour les découvrir